La République Dominicaine fait partie des pays en développement, présentant encore de nombreuses problématiques qui impactent négativement sa population. Parmi ces différentes thématiques, on retrouve notamment le faible accès à la santé et aux soins mais aussi la scolarisation des enfants. En effet, actuellement, le pays présente encore un taux d’analphabétisme d’environ 15 %. A travers cet article, faisons le point sur la situation de la scolarité en République Dominicaine.

 

La précarité au sein des écoles publiques

Tout d’abord, on observe une réelle inégalité concernant l’accès à la scolarisation entre les différentes régions du pays. Les enfants situés en zone rurale ne bénéficient pas d’un accès identique aux enfants situés en zone urbaine. Par ailleurs, le fonctionnement de l’école est très rudimentaire dans son ensemble. Il est censé être entièrement gratuit mais nécessite le port obligatoire d’un uniforme. Ainsi, de nombreux enfants issus de familles modestes ne sont pas en mesure de se rendre à l’école. De plus, les heures de classes sont très limitées, les enfants ont le choix entre la matinée ou l’après-midi. Ils ne disposent donc pas de beaucoup d’heures de cours, ce qui ne leur permet pas de profiter d’un enseignement complet.

L’émergence d’écoles privées discriminantes

En parallèle des écoles publiques, des écoles privées ont été implantées progressivement. Leur niveau peut facilement varier, en fonction du prix de ces dernières. Certaines présenteront un niveau relativement faible, comparable à celui des écoles publiques. Mais d’autres proposent des journées complètes d’enseignement, avec un apprentissage poussé de langues étrangères. C’est notamment le cas des écoles françaises ou américaines, qui proposent des cours adaptés en fonction de l’âge et du nombre d’élèves, moyennant une certaine somme d’argent.

Une disparité grandissante avec l’âge

Le système scolaire qui est appliqué en République Dominicaine se rapproche de celui appliqué dans les pays nord-américains. En effet, il compte une première phase appelée « Primaria » qui englobe l’intégralité de l’enseignement primaire, durant huit ans. Ensuite, le cycle secondaire, appelé « Secundaria » se déroule pendant quatre années supplémentaires. Même si le cycle primaire connaît un taux de présence important, surtout dans les villes, ce n’est pas le cas du cycle secondaire. Ce dernier est très peu suivi par une majorité des élèves qui commencent à travailler très jeunes.

Les solutions caritatives contribuent à la bonne éducation des enfants

Heureusement, grâce à l’aide internationale et la création de nombreuses associations, des organisations non gouvernementales sont présentes afin d’aider les enfants à grandir de bonnes conditions. C’est notamment le cas de la fondation, « Sonrisa de Niño » fondée par l’homme d’affaire François Marland. Depuis 2006, il œuvre auprès d’enfants défavorisés, localisés à Saint-Domingue. Il y a créé un centre d’accueil pour enfants, encadré par un personnel compétent. Cela permet aux enfants de la fondation de pouvoir se rendre à l’école publique quotidiennement et d’évoluer dans un cadre sain, propice à leur bon développement.